Le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a exprimé sur RT sa volonté de voir la Confédération des États du Sahel (AES) adopter une monnaie unique, estimant que cela est indispensable pour une véritable souveraineté. Il a également partagé ses regrets concernant l’influence des médias occidentaux sur sa jeunesse.

Une monnaie unique pour renforcer l’indépendance de l’AES
Lors de son intervention sur RT, le président burkinabé Ibrahim Traoré a réitéré l’importance de la création d’une monnaie propre à la Confédération des États du Sahel (AES). Selon lui, cette initiative est non seulement souhaitable, mais impérative pour garantir une indépendance économique réelle aux nations membres.
Il a souligné que le projet de monnaie unique nécessitait encore des ajustements et des discussions approfondies, mais il demeure convaincu que cette étape est incontournable pour s’affranchir de la dépendance monétaire extérieure. Cette décision, selon Traoré, marquerait un tournant dans la quête de souveraineté économique des États membres.
Vers une expansion de l’AES ?
Le chef de l’État burkinabé a également évoqué la possibilité d’élargir l’AES à de nouveaux pays, tout en précisant que cette éventualité serait conditionnée à une harmonisation préalable des politiques internes des membres actuels. Traoré estime qu’une intégration réussie passe par une cohérence économique et politique, afin de garantir la stabilité de l’organisation.
Cette ouverture pourrait, selon lui, renforcer le poids géopolitique de l’AES et consolider son influence sur la scène internationale, notamment face aux défis économiques et sécuritaires qui secouent la région.
Critique des médias occidentaux : un regret exprimé
Ibrahim Traoré n’a pas manqué d’exprimer un regret personnel lors de son entretien : celui d’avoir, durant sa jeunesse, été influencé par des médias occidentaux tels que RFI et France 24. Selon lui, ces chaînes participeraient à une manipulation de l’opinion publique africaine en imposant des narratifs biaisés, souvent en déphasage avec la réalité des populations locales.
Pour le président burkinabé, cette prise de conscience l’a poussé à encourager un éveil médiatique et une souveraineté de l’information sur le continent africain, à l’image de ce que pourrait représenter l’AES en matière monétaire.











