La société EDM-SA fait face à une nouvelle pression financière. La SOGEM réclame plus de 54 milliards F CFA pour l’entretien de ses infrastructures, menaçant la stabilité de la fourniture d’électricité dans la région.
Un nouvel épisode dans la crise énergétique malienne
Alors que les efforts de la société Énergie du Mali (EDM-SA) pour améliorer la fourniture d’électricité avaient ravivé l’espoir des populations, un nouveau revers vient ternir cette dynamique. La Société de Gestion de l’Énergie de Manantali (SOGEM), bras technique de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), exige le règlement immédiat d’une dette de plus de 54 milliards F CFA.
Dans une lettre datée du 25 avril 2025, le directeur général de la SOGEM, le mauritanien Mohamed Mahmoud Ould Sidi Elimine, adresse une mise en garde claire à EDM-SA, soulignant les risques critiques liés à ce non-paiement.
Une dette qui menace la stabilité énergétique régionale
Le contenu de la correspondance est sans équivoque. Le montant dû concerne les frais d’entretien des installations hydroélectriques gérées par la SOGEM, infrastructures essentielles pour l’approvisionnement en électricité de plusieurs pays membres de l’OMVS, dont le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
Selon la direction de la SOGEM, ces équipements ont été financés à hauteur de centaines de milliards de F CFA grâce à des crédits contractés par les États membres. Faute de paiement, ces investissements stratégiques sont aujourd’hui en péril.
Une coopération sous tension
La lettre insiste sur la relation tripartite entre la SOGEM et EDM-SA : à la fois partenaire, client et collaborateur. Ce lien de coopération semble aujourd’hui mis à rude épreuve par le non-respect des engagements financiers.
« Cela ne peut plus attendre », martèle le directeur général, qui qualifie la situation de critique pour la survie même des installations et la continuité du service.
Appel à la responsabilité d’EDM-SA
En guise de conclusion, la SOGEM appelle EDM-SA à faire preuve de responsabilité et à procéder, sans délai, à un règlement total ou partiel de la somme due. L’organisation souligne qu’un échec dans ce sens pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la stabilité énergétique du pays.
Un acteur clé de l’énergie régionale
Créée en 1997 par les États membres de l’OMVS, la SOGEM pilote aujourd’hui trois infrastructures majeures : les complexes hydroélectriques de Manantali, Félou et Gouina. Elle gère également un réseau de transport haute tension crucial pour la distribution de l’énergie produite dans la sous-région.
Grâce à sa filiale, la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF-SA), elle assure le fonctionnement quotidien de ces infrastructures, pierre angulaire de la politique énergétique commune des pays riverains du fleuve Sénégal.
Résumé des faits :
- EDM-SA doit plus de 54 milliards F CFA à la SOGEM
- Dette liée à l’entretien des installations hydroélectriques
- La SOGEM alerte sur des risques graves pour l’approvisionnement énergétique
- Appel pressant à un règlement immédiat de la dette











