Banques et secteurs pétroliers en ébullition : un bras de fer social s’annonce au Mali
Le SYNABEF annonce une grève nationale de 72 heures à compter du 17 avril 2025, avec prolongation possible. En cause : l’arrestation de deux employés d’Ecobank et des revendications non satisfaites.
Tensions croissantes entre le SYNABEF et les autorités maliennes
Le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances, entreprises pétrolières et commerce du Mali (SYNABEF) hausse le ton face au gouvernement malien. À travers une conférence de presse tenue le 14 avril 2025, son secrétaire général, Hamadoun Bah, a exprimé une profonde frustration quant au manque de réponses concrètes aux revendications du syndicat.
Une grève nationale programmée à un moment stratégique
Le SYNABEF prévoit de suspendre les activités de ses secteurs affiliés du 17 au 19 avril, pour une durée initiale de 72 heures, reconductible pour 120 heures supplémentaires. Ce calendrier de grève coïncide avec une période sensible : le traitement des salaires du mois d’avril, ce qui risque de paralyser les services bancaires et pétroliers à l’échelle nationale.
Un point de rupture : l’affaire des deux agents d’Ecobank
Le cœur du conflit réside dans l’arrestation de deux agents d’Ecobank, dans le cadre d’une plainte liée à l’affaire EDM-SA. Le syndicat affirme que les employés ont agi conformément aux règles en vigueur. Le SYNABEF exige leur libération immédiate, point non négociable selon Hamadoun Bah.
Justice et tension sociale : un équilibre délicat
La situation place la justice malienne dans une position délicate. D’un côté, elle souhaite préserver son indépendance ; de l’autre, elle est confrontée à une possible crise sociale si les revendications syndicales restent sans réponse. Cette tension illustre le dilemme entre rigueur judiciaire et stabilité sociale.
Un dialogue toujours en cours, mais un climat tendu
Alors que les négociations ne sont pas rompues, aucun accord n’a encore été trouvé. Le SYNABEF menace de maintenir la grève jusqu’à la satisfaction totale de ses exigences. Ce bras de fer pourrait accentuer une crise sociale déjà pesante dans un pays éprouvé par des défis économiques persistants.
Résumé des faits clés
Grève prévue : du 17 au 19 avril 2025, reconductible pour 5 jours
Revandications principales : réintégration de travailleurs et libération de deux agents d’Ecobank
Secteurs concernés : banques, assurances, microfinances, entreprises pétrolières, commerce
Objectif du SYNABEF : obtenir gain de cause par pression sociale
État des négociations : toujours en cours, sans avancée majeure











